UNIVERSITÉ PSL (PARIS SCIENCES & LETTRES)

Sauvegarde de la biodiversité et démocratie : les enjeux d'une transformation

"Sauvegarde de la biodiversité et démocratie : les enjeux d'une transformation". Deuxième séance du séminaire annuel "les savants et les politiques" (2018-2019)

Sauvegarde de la biodiversité et démocratie : les enjeux d’une transformation

Jeudi 29 novembre à 19h00 Salle Dussane, 45 rue d’Ulm (inscription en ligne pour assister à la séance : voir le lien ci-dessous)

Bruno David, paléontologue et président du Museum national d’histoire naturelle

Barbara Pompili, députée LREM de la Somme et présidente de la Commission du développement durable et à l’aménagement du territoire

D’un côté, les populations de vertébrés ont diminué de 60% depuis 1970 et les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse, une baisse d’environ un tiers depuis 1990. Un océan de plastique est né au milieu du Pacifique. Le dernier rapport du GIEC explique, lui, que même si l’accord de Paris était respecté, les conséquences du réchauffement climatique seront catastrophiques.
De l’autre, la programmation pluriannuelle de l’Énergie va être révélée, la loi Alimentation a été votée, mais pas l’interdiction du glyphosate, qui le sera cependant d’ici la fin du quinquennat si l’on en croit les engagements de l’exécutif. Quant à la hausse des prix des carburants polluants, elle suscite une levée de bouclier d’une ampleur inattendue.
Le politique a-t-il pris la mesure de l’enjeu ? Dispose-t-il seulement des leviers pour mener une action réellement efficace lorsqu’il s’agit de sauvegarder l’avenir de l’humanité en préservant son milieu naturel ?
En effet, face à cet enjeu global, que peut le politique à l’échelle nationale ? Peut-on encore changer de modèle agricole ? Faut-il mettre en cause le modèle économique dominant comme l’a déclaré Nicolas Hulot lors de sa fracassante et médiatique démission ?
Sommes-nous réellement entrés dans l’ère de l’anthropocène, ce nouvel âge géologique où les activités humaines sont le principal moteur du changement ? Peutêtre faut-il même parler de « capitalocène », où le capitalisme serait seul responsable, et appeler à un changement radical des modes de production ?
En matière d’environnement, comme sur les autres sujets, il faut que les différents secteurs de la société puissent faire valoir leurs intérêts particuliers auprès des décideurs politiques. C’est le propre du débat démocratique et de l’élaboration des normes communes. Mais quelle est la limite entre la légitime prise en compte des intérêts privés et la soumission à des groupes de pression organisés qui détournent l’action politique à leur profit par un lobbying intense et toujours plus efficace ?
Autant de questions qui touchent non seulement aux fondements de nos sociétés démocratiques, mais à la possibilité même de leur pérennité. L’enjeu, au fond, c’est notre disparition en tant qu’espèce. L’effondrement atil déjà eu lieu, peuton encore nourrir quelque espoir de changer le cours des choses ?

Contact et Organisation :
cedre. univ­psl. fr
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Responsable
Olivier Christin, directeur du CEDRE

 
Coordinateurs
Jérémie Ferrer-­Bartomeu, Nicolas Iommi Amunategui

 
Organisation et communication
Olivier Demoures odemoures@gmail. com

Avec la participation de l’association Débattre en Sorbonne

Le CEDRE, un centre de l'Université PSL (Paris Sciences & Lettres)

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